Imaginez une enceinte sportive qui n'appartient pas à son club résident, qui génère des profits jugés insuffisants par ses dirigeants et qui se retrouve aujourd'hui au centre d'une menace de relocalisation. Cette situation critique ne concerne pas le Parc des Princes, mais caractérise la réalité actuelle du BC Place, le célèbre stade situé à Vancouver, au Canada.
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Subscribe Sekarang →Selon les informations disponibles, les Whitecaps, la franchise de soccer locale évoluant en MLS, sont officiellement mis en vente depuis près de deux ans. Cependant, les propriétaires actuels, parmi lesquels figure l'ancienne légende de la NBA Steve Nash, peinent à séduire des acheteurs potentiels. D'après les spécialistes du secteur, ces derniers sont systématiquement découragés par un obstacle structurel majeur : les conditions d'exploitation du BC Place et sa capacité de 55 000 places.
Cette structure multifonctionnelle a pourtant accueilli des rendez-vous planétaires majeurs depuis son inauguration il y a quarante-trois ans. L'histoire retient notamment la tenue de la Coupe du monde féminine en 2015, de nombreux concerts d'envergure internationale ainsi que la prestigieuse cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver en 2010. Les observations de la rédaction soulignent que le statut public de l'infrastructure, détenue par la province de Colombie-Britannique, constitue le point de friction central pour la direction des Whitecaps et le commissaire de la MLS, Don Garber.
Les dirigeants du football nord-américain estiment que les accords actuels avec la province ne garantissent plus la viabilité financière de la franchise, pointant du doigt un calendrier d'occupation saturé et des recettes excessivement faibles sur la vente de nourriture et de boissons lors des jours de match. Pour tenter de désamorcer la crise, PavCo, la société d'État qui gère le BC Place, a récemment proposé de reverser l'intégralité de ces revenus commerciaux aux Whitecaps.
D'après les estimations financières, cette concession administrative pourrait générer un apport supplémentaire d'environ 1,3 million d'euros par an pour le club. Un effort toutefois jugé dérisoire par le directeur général des Whitecaps, Axel Schuster. Ce dernier a fermement réagi dans un communiqué transmis à CBC/Radio-Canada : "Malheureusement, l'écart entre notre septième place en matière d'affluence et notre dernière place en matière de revenus est si important que ce seul effort ne suffit pas à changer la donne et à assurer notre viabilité à long terme."
Face à cette impasse, les instances de la MLS ont délibérément laissé filtrer l'intérêt de nouveaux investisseurs basés à Las Vegas, aux États-Unis. À l'instar de la NBA, la ligue nord-américaine de soccer cherche activement à s'implanter dans le Nevada. Selon un constat de la rédaction, le système des ligues fermées américaines autorise le déménagement complet d'une franchise, rappelant le précédent historique des Sonics de Seattle, devenus le Thunder d'Oklahoma City après leur rachat.