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Coupe du monde : les choix forts de Rudi Garcia portent la Belgique

Rudi Garcia donnant ses consignes tactiques aux joueurs de l'équipe nationale de Belgique

Rudi Garcia donnant ses consignes tactiques aux joueurs de l'équipe nationale de Belgique

Quart de finaliste attendue ce vendredi à 21 heures à Los Angeles, la Belgique a d'ores et déjà réussi sa Coupe du monde. Les choses très sérieuses commencent désormais pour les Diables Rouges face à l'Espagne, grande favorite d'une confrontation où les Belges n'auront quasiment rien à perdre. Cette situation rappelle l'épopée de 2018 face au Brésil (2-1), à une époque où les observateurs ne donnaient aucune chance au Plat pays.

Dans cette configuration idéale, l'équipe dirigée par le technicien français Rudi Garcia est portée par sa montée en puissance constante et la forte cohésion de son groupe, récemment touché par la grave blessure au genou droit d'Amadou Onana. La confiance escorte désormais les pas des joueurs belges, qui veulent croire en leurs chances si l'efficacité offensive et la discipline collective accompagnent leur performance sur le terrain.

Depuis un an et demi, Rudi Garcia a atteint tous ses objectifs initiaux : le maintien en première division de la Ligue des nations, la qualification pour la phase finale de la Coupe du monde, la première place du groupe pour rester basés à Seattle, l'incorporation réussie des jeunes talents pour faciliter la transition générationnelle, ainsi que le retour d'un jeu résolument offensif. La Belgique affiche d'ailleurs la deuxième meilleure attaque de la compétition avec 13 buts inscrits.

L'équipe belge reste invaincue depuis son match inaugural en barrage aller de Ligue des nations contre l'Ukraine (1-3), enchaînant depuis douze succès et six matches nuls. Selon les constats de la rédaction, le sélectionneur a su faire progresser son effectif en minimisant ses points faibles. En ordre de marche, la sélection ne subit plus le poids des statuts individuels. Le onze de départ s'appuie désormais sur les hommes en forme du moment et incorpore les profils adéquats dans un système tactique censé gêner l'adversaire.

Sélectionneur iconoclaste puisqu'il bouscule la hiérarchie établie, Rudi Garcia a mis presque tout le monde d'accord en Belgique. Pourtant, il est celui qui a osé sortir le maître à jouer Kevin De Bruyne en cours de match face au Sénégal (3-2 après prolongation, en seizièmes de finale) et l'a laissé sur le banc face aux États-Unis (4-1, en huitièmes). Ce score fleuve lui permettait ainsi d'accorder une plus grande récupération à sa star, qui sera indispensable face à l'Espagne.

D'après les observations de la rédaction, pour son poids et son influence notable dans le vestiaire, l'entraîneur français a fait le pari gagnant d'emmener Romelu Lukaku - qui ne comptait que 64 minutes de jeu cette saison - pour cette aventure en Amérique. L'avant-centre s'est révélé être le "supersub" le plus létal de la compétition avec 3 buts inscrits. De même, alors que Jérémy Doku était étincelant début juin, Garcia a géré son cas lors du premier tour suite à une infection respiratoire, le laissant ensuite sur le banc contre la sélection américaine jusqu'à la 67e minute, espérant que l'attaquant de Manchester City retrouve ses dribbles foudroyants au meilleur moment.

Rudi Garcia est manifestement sur la voie du succès car il a promu la méritocratie, utilisant jusqu'ici 21 joueurs sur 26, Thibaut Courtois compris, sans distinction d'âge ou de palmarès. Le retour de Nathan Ngoy, suspendu contre le Sénégal, face à la formation des États-Unis, en est le parfait exemple. Le sélectionneur applique une gestion rigoureuse où chaque joueur doit gagner sa place sur le terrain.

"Je vis avec les joueurs au quotidien", résumait le coach après la victoire éclatante face aux États-Unis. "Avec toutes les informations, c'est plus facile de bâtir une équipe, mais comprenez que les matches se gagnent en deux phases. Une équipe commence, une autre termine le match. Généralement, la moitié a été changée. Depuis que nous pouvons utiliser cinq entrants, une autre dimension s'est ouverte pour le coaching. Avant, avec trois, après le changement obligatoire (blessure, carton rouge), vous étiez obligé d'attendre le plus tard possible pour en faire d'autres, notamment le dernier. Il n'y avait donc qu'un seul vrai changement. Maintenant, on en a vraiment trois. On peut influer sur l'équipe et construire le match en deux temps."

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Journaliste Sportif Senior - Football & Analyses Tactiques

Jean-Luc Dubois est un journaliste sportif reconnu avec plus de 20 ans d'expérience dans le monde du football. Ancien correspondant à Paris, Londres et Madrid, il a couvert les plus grands événements sportifs : Coupes du Monde, Euro, Ligue des Champions et championnats nationaux. Ses analyses tactiques et ses reportages de terrain sont appréciés pour leur profondeur et leur précision. Passionné par le football européen et sud-américain, il apporte un regard unique et éclairé sur l'actualité sportive.