On attendait une attaque-défense et on l'a eue, un adversaire enclin à gagner du temps dès le coup d'envoi et on l'a eu, un huitième de finale de Coupe du monde pénible sous une chaleur accablante, et il l'a été. À Philadelphie, le spectacle a surtout eu lieu ce samedi avant le coup d'envoi, quand une scène a été dressée sur la pelouse pour fêter dignement la fête nationale des États-Unis. Sans Aurélien Tchouaméni, touché aux adducteurs vendredi à l'entraînement, les Bleus sont ensuite arrivés sur la pelouse et ils connaissaient leur mission : trouver des espaces là où il n'y en a pas pour que leur attaque continue d'impressionner la planète, après la démonstration mardi en 16es contre la Suède (3-0).
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Subscribe Sekarang →Il ne s'est pourtant pas passé grand-chose avant la pause, à l'exception d'une tentative déviée de Manu Koné (22e), d'une première frappe cadrée par Jules Koundé (36e) et de quelques centres passés devant le but. Kylian Mbappé n'a pas pu reprendre de la tête celui de Dembélé (31e) et il a été particulièrement ciblé par les Paraguayens, ce qui a engendré une première échauffourée (35e). Dans la cohue, les Sud-Américains n'ont pas oublié de provoquer Bradley Barcola, qui avait déjà reçu un avertissement (19e), et les Bleus étaient en plein dans le programme : ne pas céder à l'agacement, ne pas partir à la faute, et espérer qu'un but vienne tout décanter.
Selon les observations de la rédaction, la délivrance aurait pu arriver dès la 51e minute, quand un dégagement parfait de Mike Maignan a atteint Mbappé qui a raté son contrôle de l'autre côté du terrain, ou trois minutes plus tard, lorsque la belle frappe de Koné a été claquée par Orlando Gill. Il a toutefois fallu attendre l'entrée de Désiré Doué à la place de Barcola (61e) pour que tout s'accélère, dans la foulée des dribbles de l'ancien Rennais, qui a vite provoqué un penalty après consultation du VAR.
Entre la faute et la sanction transformée par Mbappé, il s'est écoulé quatre minutes et vingt-quatre secondes, une éternité au coeur d'un match qui paraissait déjà trop long, mais les Bleus avaient au moins fait le plus dur (1-0, 70e). Ils n'en avaient quand même pas fini avec les provocations permanentes, encouragées par le laxisme de l'arbitre, et ils ont dû davantage esquiver les coups que protéger leur but.
Ce ne fut jamais une partie de plaisir et il est stupéfiant que le Paraguay ait bouclé son match sans recevoir le moindre carton jaune, mais la France n'a pas besoin de toujours enthousiasmer pour gagner : elle disputera jeudi à Boston son quart de finale de Coupe du monde contre le Maroc, qu'elle avait croisé en demies au Qatar (2-0), et cela suffit largement à son bonheur du jour.
D'après les constats du staff technique, après avoir passé quatre jours à être comparés aux meilleures attaques de l'histoire de la Coupe du monde, Ousmane Démbélé, Michael Olise, Bradley Barcola et Kylian Mbappé sont tombés de leur nuage contre le Paraguay, qui a fermé les portes et fait pleuvoir les coups. Particulièrement remonté après des fautes qui visaient ses partenaires, Dembélé n'a pas réussi à se venger avec le ballon et la lumière est venue d'un remplaçant, Désiré Doué, qui a provoqué le penalty transformé par Kylian Mbappé (71e). Si le capitaine n'a pas brillé, il a marqué son septième but en cinq matches et il a même frôlé le doublé quand il a buté deux fois sur Gill (90e + 7). Pour une mauvaise soirée, c'est plutôt pas mal.