À quelques heures du dénouement de la compétition, l'organisation internationale Human Rights Watch a officiellement sollicité la FIFA jeudi pour qu'une minute de silence soit observée dimanche prochain, juste avant le coup d'envoi de la finale de la Coupe du monde opposant l'Espagne à l'Argentine au MetLife Stadium. Selon les déclarations accordées à l'AFP par Minky Worden, directrice des initiatives mondiales de l'ONG, cette initiative vise à honorer la mémoire de deux personnes récemment abattues par les agents de l'Immigration and Customs Enforcement, la police américaine des frontières. L'observation de la rédaction laisse toutefois entendre que la présence annoncée du président Donald Trump dans les tribunes officielles pourrait freiner l'approbation de cette requête par les instances du football mondial.
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Subscribe Sekarang →D'après les faits rapportés, les deux drames se sont produits dans le cadre du durcissement de la politique migratoire menée par l'administration américaine actuelle. Un citoyen originaire de Colombie a perdu la vie lundi dernier dans l'État du Maine, tandis qu'un ressortissant du Mexique a été abattu la semaine précédente lors d'un contrôle routier à Houston, au Texas. Pour Minky Worden, ce geste symbolique représenterait une occasion idéale pour la fédération internationale de concrétiser ses engagements éthiques. Elle a notamment rappelé que le public retiendra inévitablement les actions violentes de l'ICE et les expulsions massives survenues en parallèle de la célébration du tournoi.
Selon le constat de la rédaction, l'édition 2026 de la Coupe du monde devait initialement marquer un tournant historique en intégrant explicitement des critères stricts relatifs au respect des droits humains pour son attribution, après les vives polémiques qui avaient entouré les éditions précédentes en Russie et au Qatar. Pourtant, le bilan s'avère particulièrement contesté par les observateurs humanitaires. Daniel Norona, directeur des campagnes pour les Amériques au sein d'Amnesty International, a lui aussi vivement fustigé l'inaction de l'instance dirigeante du football. Les critiques pointent notamment le cas hautement symbolique de l'arbitre somalien Omar Artan, qui a été purement et simplement refoulé à la frontière américaine alors qu'il était officiellement désigné pour officier durant la compétition.