L'actualité de la Coupe du monde 2026 est secouée par "l'affaire Balogun", une décision de la FIFA qui ne passe pas auprès des observateurs. L'attaquant des États-Unis, qui aurait dû être privé du huitième de finale contre la Belgique après avoir écopé d'un carton rouge au tour précédent, a vu sa sanction mystérieusement suspendue par l'instance internationale. Selon plusieurs sources, la FIFA aurait réhabilité le joueur après être intervenue à la suite d'un appel direct de Donald Trump.
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Subscribe Sekarang →Ce cas flagrant d'ingérence politique de la part du président américain suscite le courroux et l'incompréhension de la presse internationale. D'après les constats de la rédaction, cette situation ravive de vieux démons managériaux au sein de l'instance du football mondial. Pourtant, ce n'est pas la première fois qu'un joueur sous le coup d'une suspension pour un match crucial de Coupe du monde se voit accorder une grâce présidentielle par la FIFA.
Il faut remonter à l'année 1962 pour trouver un précédent similaire, lorsque le Brésilien Garrincha avait pu disputer la finale de la compétition au Chili après avoir pourtant reçu un carton rouge lors des demi-finales. Le média américain The Athletic rappelait cette histoire singulière en juillet 2025, soulignant les parallèles troublants avec la situation contemporaine.
Superstar du Mondial chilien, Garrincha avait inscrit un doublé lors de la demi-finale de la Seleçao contre le pays hôte, en plus d'offrir une passe décisive pour Vavá lors d'un match sous haute tension conclu sur le score de 4-2. Mais face à une sélection chilienne jugée "particulièrement brutale", l'ailier brésilien avait fini par commettre un geste d'humeur en fin de rencontre. Agacé par un nouveau contact rugueux avec Eladio Rojas, il lui avait asséné "un coup sournois" par-derrière, provoquant son expulsion immédiate.
Le média américain précise qu'à cette époque, "la suspension d'un match après un carton rouge n'était pas obligatoire", bien que "les cinq autres joueurs expulsés pendant le tournoi avaient tous écopé de cette sanction". Si Garrincha a pu miraculeusement y échapper, les observations de la rédaction pointent vers la "disparition" opportune de l'arbitre de touche de la rencontre, l'Uruguayen Esteban Marino.
C'était pourtant Marino qui avait signalé la faute du Brésilien à l'arbitre central. Attendu de pied ferme par la commission de discipline pour sceller la sanction de la star brésilienne, l'officiel ne s'est "pas présenté" et semblait même avoir "quitté le pays" précipitamment, relate The Athletic. En l'absence de ce témoignage clé, aucune sanction n'avait pu être formellement retenue contre le joueur.
Derrière ce coup de théâtre, le média de sport évoque également "un lobbying important" mené en coulisses par la délégation brésilienne au Chili, avec l'implication notable du Premier ministre Tancredo Neves. Le président de la FIFA de l'époque, le Britannique Stanley Rous, serait lui aussi intervenu personnellement pour arranger la situation.
Sur son site officiel, l'instance internationale mentionne pour sa part l'existence d'une pétition populaire activement soutenue par Jorge Alessandri, le président du Chili, afin que Garrincha puisse participer à la grande finale. Déjà sacré champion du monde en 1958, l'ailier avait ainsi pu tenir sa place lors du match ultime où le Brésil s'était imposé 3-1 contre la Tchécoslovaquie, palliant l'absence de Pelé, blessé dès le début du tournoi.