À l'occasion de la Coupe du monde 2026, les archives de la presse sportive permettent de plonger à nouveau dans les plus grands entretiens de l'histoire du football. En juin 2014, l'emblématique attaquant français Bernard Lacombe, disparu en 2025 à l'âge de 72 ans, s'était confié sur son exploit mémorable lors du Mondial argentin en 1978. Face à l'Italie, la légende de l'OL avait inscrit un but après seulement 38 secondes de jeu, signant alors la réalisation la plus rapide de l'histoire de la compétition.
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Subscribe Sekarang →D'après les souvenirs de l'ancien international, tout s'est joué lors d'un échauffement improvisé dans une petite salle de Mar del Plata. Son coéquipier Jeannot Petit l'avait invité à travailler son jeu de tête, un exercice inhabituel pour lui. Quelques minutes plus tard, dès le coup d'envoi, l'action s'est emballée. Après une interception de Jean-Marc Guillou et un relais avec Max Bossis, Didier Six a été lancé en profondeur avant d'adresser un centre parfait. "Six centre, j'arrive pour couper la trajectoire. Voilà", résumait simplement l'attaquant tricolore.
Selon les confidences du champion d'Europe 1984, ce but mémorable lui a valu de remporter un chronomètre en or de très grande valeur offert par la marque Seiko. Cet entretien fleuve met également en lumière les coulisses d'une autre époque, marquée par la promiscuité surprenante avec les joueurs italiens qui partageaient le même hôtel, ou encore par la fameuse "affaire des chaussures" peintes en noir pour masquer les marques face aux exigences de l'équipementier Adidas.
Observations de la rédaction : Ce témoignage d'une légende disparue rappelle à quel point le football des années 1970 et 1980 rimait avec authenticité et anecdotes rocambolesques. Qu'il s'agisse du match disputé face à la Hongrie avec les maillots rayés vert et blanc du club local du FC Kimberley, ou des tensions mémorables menées par un jeune Michel Platini face aux médias, ces récits contrastent fortement avec le professionnalisme ultra-verrouillé du football moderne.
Bernard Lacombe avait également partagé ses souvenirs du Mondial 1982 en Espagne, marqué par l'irruption du cheikh du Koweït sur la pelouse et le traumatisme de la demi-finale de Séville contre l'Allemagne. "La souffrance a été trop importante", avouait-il, évoquant les larmes du vestiaire et la détresse de Patrick Battiston après son choc terrible avec Harald Schumacher, des moments gravés à jamais dans la légende du sport français.