L'actualité du football italien est de nouveau secouée par les coulisses des instances arbitrales. Suite au classement sans suite de l'enquête pénale concernant des pressions présumées de l'Inter Milan sur le désignateur des arbitres de la Serie A, Gianluca Rocchi, de nombreuses questions persistent quant aux suites sportives de cette affaire. Selon l'avocat spécialisé Mattia Grassani, le procureur de la Fédération italienne de football (FIGC) conserve une totale autonomie pour mener ses propres investigations.
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Subscribe Sekarang →D'après les explications de l'expert juridique, la justice sportive se base sur l'article 4 du code de justice qui impose un devoir strict di loyauté, de probité et de correction. "En abstrait, la justice sportive peut procéder de manière autonome car le seuil de gravité requis y est plus bas que dans le système pénal", affirme Maître Grassani. Toutefois, l'observation de la rédaction montre que la clôture du dossier civil affaiblit considérablement la portée des accusations contre le club milanais.
La frontière reste mince entre une simple contestation de dirigeant et une tentative d'altération de la compétition. Pour qu'il y ait "illicite sportif", il faut prouver l'intention délibérée de modifier le déroulement ou le résultat d'un match. Selon Maître Grassani, "manifester un mécontentement face aux prestations d'un arbitre ne dépasse pas la limite de la punibilité, mais exiger le changement de futures désignations peut violer les principes de correction".
Une des particularités majeures de ce dossier réside dans le fait qu'aucun dirigeant de l'Inter Milan n'a été directement écouté dans les interceptions téléphoniques. Les soupçons reposent uniquement sur des mentions indirectes dans les conversations de Gianluca Rocchi. Les constats de la rédaction rappellent qu'en matière de discipline sportive, la charge de la preuve répond au principe du "plus probable que non" et non pas au standard pénal du "delà de tout doute raisonnable".
Concernant les risques concrets pour l'Inter Milan, le scénario d'une lourde sanction semble s'éloigner puisque les rencontres n'ont pas été conditionnées par des décisions favorables. D'après l'analyse finale de Mattia Grassani, le dossier ne devrait pas dépasser le cadre d'une simple violation de l'article 4. Sauf surprise lors des prochaines auditions de la Procura Federale, le club présidé par les Nerazzurri ne risquerait en fin de compte qu'une sanction financière sous forme d'amende.