La débâcle de la Nationalelf lors de la Coupe du Monde, marquée par une élimination précoce dès les seizièmes de finale face au Paraguay, continue de provoquer d'intenses remous au sein du football outre-Rhin. Récemment, l'ancien international Dietmar Hamann a publiquement exhorté Joshua Kimmich à prendre sa retraite internationale pour laisser la place à une nouvelle génération. Une position radicale qui fait débat, mais qui ne fait pas l'unanimité chez les légendes du football allemand.
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Subscribe Sekarang →En effet, Lothar Matthäus a exprimé un avis diamétralement opposé dans sa chronique hebdomadaire pour Sky Germany. Selon l'ancien Ballon d'Or, la star de l'équipe du Bayern Munich, aujourd'hui âgée de 31 ans et forte de 114 sélections depuis ses débuts en 2016, doit impérativement rester un pilier incontournable de la reconstruction nationale. Matthäus affirme ainsi : "Je vois toujours Joshua Kimmich comme une figure clé et un capitaine".
D'après les observations de la rédaction, le manque de leadership et les carences tactiques à des postes spécifiques ont cruellement exposé les faiblesses de la sélection allemande durant le tournoi mondial. Matthäus a d'ailleurs pointé du doigt ces manquements structurels : "En ce qui concerne l'effectif, nous devons travailler pour avoir des joueurs à des postes qui nous ont fait défaut à la Coupe du Monde. Nous n'avions pas de latéral droit de métier, pas plus que de véritable numéro 9. Nous n'avons pas non plus les grands leaders que nous avions lorsque nous avons remporté le titre mondial en 2014".
Pour façonner l'avenir, le champion du monde 1990 estime que la transition doit s'appuyer sur un noyau de joueurs d'expérience bien ciblés. En plus de Kimmich, il a notamment désigné Jonathan Tah, Nico Schlotterbeck et Kai Havertz comme les futurs visages de la sélection. Selon lui, "Jonathan Tah et Nico Schlotterbeck peuvent également devenir des figures emblématiques de l'équipe. En attaque, Kai Havertz possède la qualité et l'expérience nécessaires pour assumer un rôle de leader, même s'il faudra définir précisément à quel poste il doit évoluer".
Les constats de la rédaction rejoignent cette analyse : la reconstruction de l'Allemagne ne pourra pas se faire par une table rase complète, mais plutôt par une réorganisation stratégique autour de cadres affirmés. Reste désormais à savoir si le staff technique de la DFB suivra les recommandations de Matthäus ou s'il optera pour les solutions plus radicales prônées par d'autres consultants.